Utilisation du gaz de Lacq

 

Composition du gaz

Le gaz de Lacq est essentiellement composé de méthane à (69.3%), d’hydrogène sulfuré (15.8%), d’éthane (3%), de propane (0.9%) de butane (0.4%) ainsi que quelques essences légères en petite quantité en particulier du benzène. Une fois que le gaz est épuré sur site, il est envoyé dans les réseaux de gaz du Sud-Ouest (Elf et GDF). Ce gaz sert aussi pour l’industrie chimique.

L’hydrogène sulfuré (H2S)

Ce gaz a posé beaucoup de problèmes pour permettre l’exploitation du gaz de Lacq. Elle aurait été abandonnée si les ingénieurs de la Société Nationale du Pétrole d’Aquitaine (SNPA) n’avaient pas insisté et finalement trouvé une solution pour traiter le problème de l’H2S.

« L’hydrogène sulfuré est un gaz toxique qui pénètre par les voies respiratoires. Compte tenu de son caractère insidieux, l’exposition à ce gaz revêt souvent un caractère accidentel qui peut être fatal » [1].

L’H2S est très corrosif pour les matériaux traditionnels, il a donc fallu inventer de nouveaux matériaux pour lui résister. Il a une odeur d’œuf pourri très reconnaissable et peut être explosif dans l’air. Très toxique pour les organismes aquatiques, il est aussi très inflammable. L’H2S est extrait par désulfurisation du gaz naturel de Lacq pour être soit envoyé par pipeline vers certaines autres industries chimiques du complexe, c’est la Thiochimie, ou transformé en dioxyde de soufre (SO2).

Le SO2 est de couleur jaune poussin, c’est une poudre facilement transportable et utilisable. Mais l’un des plus grands polluants de Lacq en 1971, d’après le laboratoire départemental d’étude de la pollution atmosphérique. Ce dioxyde de soufre a longtemps été exporté par bateau via le port de Bayonne, il a fait la richesse de Lacq. Une partie de SO2 est aussi utilisé par les industries du complexe dans leurs processus chimiques.

Par exemple Arkema sur ses plates-formes de Lacq et Mont est spécialiste dans les produits dérivés du soufre. Ces produits sont utilisés dans l’industrie cosmétique, automobile, agrochimie, textile, etc.

L’utilisation du gaz naturel de Lacq

Après avoir supprimé l’hydrogène sulfuré du gaz, on sépare le méthane des hydrocarbures condensables (éthane, butane et propane par exemple). La plus grosse partie du méthane ainsi obtenu est envoyé dans le réseau de transport (pipeline) puis de distribution du Sud Ouest.

Un exemple d’utilisation de l’éthane et méthane extraits du gaz brut

Le craquage de l’éthane et méthane permet d’obtenir de l’acétylène et de l’éthylène. Cette opération consiste à casser la molécule à très haute température afin d’obtenir des doubles liaisons (éthylène), voir des triples liaisons (acéthylène).
Ainsi l’éthylène est-il utilisé depuis les années 60 à Mont pour la fabrication de plastiques (PVC..) par polymérisation de la molécule de base. Cette opération entre également dans le processus de production des nanotubes de carbone par ARKEMA Mont